VITRAIL BLANCHE DE CASTILLE

Un peu d'histoire : Le vitrail de Blanche de Castille

Ce vitrail est un don en souvenir d'un jeune Montpelliérain. La chapelle des fonts baptismaux dédiée depuis quelques années à la Bienheureuse Eugénie Joubert, est ornée d'un magnifique vitrail. Tout comme la grande " verrière des prisonniers de guerre " en façade principale de l'église Saint-Pierre, cet ouvrage a été réalisé en 1943 par les ateliers d'art parisiens parmi les plus réputés de l'époque, la maison Mauméjan frères. Avec un savoir-faire consommé, ses maîtres verriers avaient déjà décoré nombre de cathédrales, basiliques et églises (Montmartre, Sainte-Thérèse de Lisieux, etc). Or, ce que les Yssingelais savent moins sans doute, c'est que cette œuvre d'art posée en 1944 au-dessus de la vasque baptismale, a été offerte par un généreux donateur : Joseph Jourda. Le patronyme à lui seul ne laisse guère de doute sur ses attaches avec le pays des sucs. Joseph Jourda dirigeait en effet une maison de vins en gros à Montpellier, mais conservait fidèlement le culte de sa petite patrie d'origine puisqu'il était issu d'une famille yssingelaise : les Jourda dit " des Valentins ", par rapport à leurs homonymes " de La Brousse " ou " de Vaux ". Si Joseph Jourda qui s'était expatrié vers le sud dans les années vingt ou trente était encore bien connu dans la région après-guerre, c'est parce que son entreprise approvisionnait en crus languedociens ou autres les négociants du secteur. En tout cas, l'homme d'affaire héraultais avait accompli ce geste en souvenir d'un fils très cher, prénommé Louis, qu'il avait perdu pendant la guerre dans un accident.
Ce vitrail très coloré et très lumineux représente Blanche de Castille faisant l'éducation de son fils prénommé lui aussi Louis, roi de France et futur saint. Au bas de l'encadrement il est illustré des célèbres paroles : " J'aimerai mieux vous voir mort que souillé d'un péché mortel ". A une époque où le vitrail avait donc un lien profond avec le lieu où l'on baptisait les nouveaux-nés de la cité, le R.-P. Cursoux avait écrit à propos de cette généreuse et symbolique installation : " Ainsi vos petits enfants qui auront reçu la vie surnaturelle du baptême apprendront qu'ils doivent éviter le péché mortel qui la leur ferait perdre ".

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