A l'école du Saint Curé d'Ars
La Sainte Vierge et le curé d Ars
En cette fin du mois de mai, soulignons que le Saint curé avait une dévotion particulière pour la. Sainte-Vierge. Voici, à ce sujet quelques réflexions de ce Saint prêtre pour la mère de Dieu. Quand on parle de la Sainte Vierge, c'est toujours nouveau. Le bon Dieu pouvait créer un plus beau monde que celui qui existe, mais il ne pouvait donner l'être à une créature plus parfaite que Marie. Elle est la tour bâtie au milieu de la vigne du Seigneur. Le Père se plaît à. regarder le coeur de la très Sainte Vierge comme le chef-d'oeuvre de ses mains ; on aime toujours son ouvrage surtout lorsqu'il est bien fait. Le Fils, comme le cœur de sa. Mère, la source dans laquelle il a puisé le sang qui nous a racheté; le Saint Esprit comme son temple.
Nos prières présentées par la Sainte Vierge ont un tout autre mérite, parce que la. Sainte Vierge est la, seule créature qui n’ai jamais offensé Dieu. Tout ce que le fils demande au Père lui est également accordé. Avec l'aide de Marie, nous n'avons qu’à vouloir être victorieux pour être sûr de vaincre. L'Ave Maria est une prière qui ne lasse jamais. Vous savez ces œufs, qui sont dans la "nier", dont on voit sortir de petits poissons, qui fendent les eaux avec une si grande vitesse....De même la Sainte Vierge aussitôt créée, a la plénitude de la vie et se promène dans le grand océan de la grâce. Le coeur de Marie est si tendre pour nous, que ceux de toutes les mères réunies ne sont qu'un morceau de glace auprès du sien.
A l'école du Saint Curé d'Ars
Les paroissiens du Pertuis et les visiteurs de notre église sont agréablement surpris de voir en chaire la statue de ce Saint Curé qui au XIX eme siècle a attiré des foules dans ce petit village qu'il a complètement transformé par sa prédication et son enseignement très apprécié par les pèlerins qui ont suivi son enseignement. Voila quel était son enseignement en recouvrant ce qu'était à son époque la vie de ce saint prêtre qui pendant près de 40 ans a été le témoin de l'Evangile.
La journée d’un saint
Dès son arrivée à Ars, le saint curé venait prier à l'église avant l'aurore. Il vint de plus en plus tôt : finalement entre minuit et une heure du matin. Peu à peu des femmes du village, puis les pèlerins vinrent dès cette heure pour se confesser. Le saint passait toute la nuit au confessionnal. Il en sortait pour aller célébrer la messe vers six ou sept heures du matin. Ceux qui y ont assisté, en ont gardé un souvenir impérissable : «j'étais frappé, raconte un prêtre qui avait été enfant de chœur auprès du saint, de voir qu'après la consécration, élevant les yeux et les mains, il demeurait jusqu'à cinq minutes dans une sorte d'extase. Nous nous disions, mes camarades et moi, qu'il voyait le bon Dieu. »
Après faction de grâces il allait immédiatement confesser les hommes, sauf pendant les périodes où il acceptait de prendre un frugal petit déjeuner. Vers dix heures, il récitait le bréviaire. Bien qu'il sût mal le latin, il savourait les psaumes avec délices. Un avocat de Lyon qui l'avait observé dans ces moments a laissé ce témoignage : « Sa physionomie reflétait les grands sentiments de son âme, sa bouche semblait savourer ce que son esprit saisissait, ses yeux étaient illuminés et brillants. On eut dit qu'il respirait un air plus pur que celui de la terre, et que, débarrassé des bruits du monde, il n'entendait plus d'autres paroles que celle de l'Esprit Saint. »
A onze heures il faisait le catéchisme dans l'église, avec feu et simplicité, sans s'inquiéter des gens connus, des grands prédicateurs ou même des évêques qui se glissaient dans la foule.
Quand il fut décidé vers 1827 qu'il ne ferait plus ses repas lui-même à la cure, mais qu'il irait à midi déjeuner à la Providence, on se fit de douces illusions sur son compte en croyant qu’il serrait obligé de se nourrir correctement. En fait, il allait vers midi à la cuisine de l'orphelinat pour y pendre un peu de soupe ou de lait. Ce maigre repas était expédié en quelques minutes. Il rentrait au confessionnal où visitait quelque malade. Vers sept heures et demie, huit heures, il faisait réciter la prière du soir à la foule qui attendait encore.
Tard dans la soirée, il recevait des prêtres et des religieux, puis il montait réciter dans sa chambre les matines et les laudes du lendemain, il se donnait la discipline avec son fouet armé de chaînettes de fer. Enfin. Epuisé, il allait s'étendre deux ou trois heures, sur sa paillasse. Il était souvent réveillé par la toux opiniâtre qui le fit souffrir des années. C’était le repos qu'il accordait à ce qu'il appelait lui-même son cadavre.
Sainte Bernadette et Le Pertuis
Au cours du Pèlerinage Jubilaire de 2008, les pèlerins ont pu percevoir ce qu'a été le parcours terrestre de la petite bergère de Lourdes. Le récit des apparitions, ses démêlés avec les autorités locales, avec le curé, le terrible abbé Peyramale, son admission dans la congrégation des sœurs de Nevers sont autant d'étapes qu'ont suivi les pèlerins dans le parcours Jubilaire.
Ce que l'on ne sait pas, c'est que Bernadette est née avec la Paroisse du Pertuis.
En effet la petite Soubirou est née le 8 janvier 1844 à Lourdes. Loin de là, dans un petit village du Velay, Le Pertuis, naissait une nouvelle paroisse. C'est le 8 Avril 1844 que le dernier descendant de la famille De Glavenas propriétaire du patrimoine seigneurial cédait aux habitants du Pertuis la chapelle et ses dépendances. C'est ainsi qu'à cette époque les habitants de ce village entreprirent à restaurer la chapelle qui allait devenir l'église de la paroisse qui fut érigée comme telle en 1849. Bernadette et le Pertuis avaient la même date de naissance.
Mais revenons à la jeune voyante. On sait qu'elle fut admise a prononcer ses veux de religieuse à Nevers : dans la communauté elle remplit les fonctions d'aide infirmière et de sacristine. De santé fragile elle décéda en 1879. Sa réputation de sainteté se répandit bien vite dans l'Eglise et dès 1913 son procès de canonisation fut introduit a Rome. Cette procédure de l'Eglise comporta deux exhumations de sa dépouille mortelle. Fait extraordinaire le corps était resté intact malgré les ans. On peut la voir dans la chasse exposée au couvent Saint-Gildard à Nevers. Lors d'un pèlerinage en 1960 à la Galette j'ai rencontré un prêtre stéphanois, l'abbé Ferlay, qui détenait d'un magistrat local le procès verbal de la dernière exhumation de cette vénerée religieuse. Par un ami commun j'ai pu obtenir le procès verbal de cette exhumation. On trouvera ci-dessous la copie de cette relation. Bernadette fut béatifiée en 1925 et huit ans plus tard canonisée : c’était le 8 décembre 1933. La suite on la connaît.
P.B.
Procès verbal d'exhumation du corps de Sainte Bernadette
« En avril 1925, j'étais affecté en qualité de juge suppléant au tribunal de Nevers je remplissais au Parquet les fonctions de Substitut. Un matin, mon Procureur, Monsieur GANIERE, me demanda d'accompagner le Commissaire Central qui allait procéder à l'exhumation du corps de Bernadette SOUBIROU. Nous sommes partis ensemble au couvent et, dans l'enclos au milieu d'une pelouse très en pente en direction de le Loire, nous trouvons une petite chapelle construite sur un caveau dans lequel repose le corps de Bernadette SOUBIROU. Nous sommes accueillis par une soeurs très âgée, mais parfaitement lucide, qui nous apprend qu'elle a connu Bernadette de son vivant et qu'elle a déjà procédé à une précédente exhumation. Après vérification du cachet scellant le cercueil, celui-ci est ouvert. Les vêtements de Bernadette SOUBIROU, en raison de l'humidité très importante du caveau, sont complètement pourris. Nous remarquons que les bas de laine noire ont été transpercé par les ongles des pieds, qui dépassent de plus de deux centimètres, ayant continué de pousser après la mort. L'un des genoux, le gauche je crois, est plus gros que l'autre à la suite d'une lésion de tuberculose osseuse. En dépit de l'humidité du milieu, le corps apparaît dans un état de conservation surprenant. Bernadette était très brune et de petite taille. Son visage était lisse et de teinte havane. Les pommettes étaient saillantes du type mongolien. Le cou n'était pas décharné et, au niveau des artères carotides, la peau souple sous le doigt. Sur son visage, on remarquait quelques efflorescences blanches provenant, nous dit la soeur, d'un lavage à l'eau bénite qu'elle avait effectué elle-même, lors de la précédente exhumation. Le corps ainsi identifié de façon certaine, fut confié aux soins d'un spécialiste Parisien, qui recouvrit le visage et les mains d'un masque de cire colorée, transformant Bernadette en une belle poupée que l'on plaça dans un cercueil de cristal aux angles dorés devant lequel se succèdent les pèlerinages venant de Lourdes.
Je regrette qu'on ne l'ait pas exposée dans l'état où je l'ai vue, avec son visage halé, sa peau fine et lisse et ses mains jointes sur la poitrine. J'ai consigné par écrit les souvenirs de cette mission remplie il y a près de trente cinq ans, à la demande de Monsieur L'abbé FERLAY, aumônier de ma fille Madeleine élève au Lycée Claude Fauriel à SAINT-ÉTIENNE.
LYON, le 30 MARS 1960
Signé : Monsieur ROUX, procureur de la République à SAINT-ÉTIENNE »
DEMOGRAPHIE COMMUNALE.
Au dernier recensement, la commune du Pertuis comptait 416 Habitants
Depuis deux décennies la population accuse une certaine croissance.
Mais si 1'on remontait dans un passé lointain o constate que la commune
était bien plus peuplée. Ainsi, à sa création, en 1852, la commune
comptait 823 Habitants. Il faudra attendre le début du XXeme siècle
pour voir la population atteindre 1119 Habitants. Que nous réserve
1'avenir ? Attendons.