Que le Seigneur
l'accueille dans sa demeure éternelle.
Témoignage
de surs Marie-Béatrix et Thérèse Bourdillon
Le départ du père
François Chaniac suscite de nombreux témoignages.
Tous concordent en ce qui concerne sa vie de prêtre et de
consacré. Visiblement il suivait Quelqu'un : Le
Christ Jésus.
Il avait décidé de consacrer sa vie à le faire
connaître.
On savait François
" grand priant " assidu au silence du recueillement, aux
oraisons prolongées, à la célébration
de la Messe quotidienne et aux longues heures devant le Saint Sacrement.
En fin de vie, nous fut découverte sa douce confiance en
la Vierge Marie, quand sur la route trop dure de la maladie, il
lui disait :
" Maman Marie, marchez devant ! "
Enfin on connaissait son dévouement exceptionnel à
tous, avec prédilection pour les plus malheureux.
Cependant en ce jour, je
voudrais rendre grâce pour le don d'humanité qui l'habitait.
François était humain dans le sens le plus fort et
le plus délicat.
D'accès facile, son
regard bienveillant provoquait aussitôt la sympathie. Naturellement
la relation s'instaurait et vite devenait personnelle. Alors tout
ce qui pesait sur le cur se révélait : les soucis
de santé, de famille, en bref les douloureuses fragilités
de la vie. Sans moralisme, François écoutait, cherchant
à aider, à soulager, à guérir même.
Sa compétence médicale reconnue permettait de recevoir
une quantité de recettes qu'il expliquait et notait
Sa vaste culture ne fut jamais supériorité, elle voulait
mettre à l'aise et créer de l'intérêt.
Son " à propos ", son humour facile ne blessaient
pas, mais apportaient un décontracté heureux dans
la relation. Très respectueux des convictions de chacun,
il savait jusqu'où aller pour exprimer les siennes sans heurter.
Cet ensemble d'équilibre et de délicatesse chez François,
était le fruit de son regard incessant sur le Christ Jésus,
Lui qui pour nous, voulut être semblable à nous
Ainsi " ce chemin d'humanité " devenait "
chemin de Dieu " Merci François de nous l'avoir tracé.
Nous le suivrons dans l'invincible Espérance de te revoir
quand Dieu essuiera toute larme de nos
yeux, car la séparation et la mort, pour toujours seront
abolies.