OBSEQUES DU PERE FRANCOIS CHANIAC


EN AFRIQUE
Obsèques du Père François Chaniac : Le P. Chaniac s'est endormi dans le Seigneur la semaine dernière en France.
Ses obsèques ont été célébrées à Bobo, où il arrivait pour la première fois le 13 août 1956. Une très belle célébration de Requiem a été célébrée à son intention le 8 février dans l'église de Koko, où il a été curé pendant quelques années.
Son corps repose au cimetière de Tounouma, premier quartier où il commença en 1956 l'œuvre du Patronage avec le F. Chiquette. Il faut ajouter que le P. Chaniac a été décoré, à tire posthume, de Chevalier de l'Ordre National.
Toute la Vice-Province garde fièrement mémoire de ce grand missionnaire. Il restera dans la mémoire des uns et des autres, l'ancien, dont le souvenir stimule le zèle pour la cause de l'Évangile.

Lu sur le site des Religieux de Saint Vincent de Paul http://www.r-s-v.org/PortalRSV_fr.htm

A YSSINGEAUX

Une messe du souvenir a été célébrée le samedi 12 février 2007 en l'église St Pierre d'Yssingeaux (France) pour le père François Chaniac qui était né à Yssingeaux.

Célébration émouvante où a été évoquée
la vie de François, ainsi que des témoignages en faveur de ce prêtre missionnaire dans l'âme.
Sur l'autel de la Vierge Marie que le père François Chaniac aimait tant, une photo était déposée comme une offrande.


Que le Seigneur l'accueille dans sa demeure éternelle.

Témoignage de sœurs Marie-Béatrix et Thérèse Bourdillon

Le départ du père François Chaniac suscite de nombreux témoignages. Tous concordent en ce qui concerne sa vie de prêtre et de consacré. Visiblement il suivait Quelqu'un : Le Christ Jésus. Il avait décidé de consacrer sa vie à le faire connaître.

On savait François " grand priant " assidu au silence du recueillement, aux oraisons prolongées, à la célébration de la Messe quotidienne et aux longues heures devant le Saint Sacrement. En fin de vie, nous fut découverte sa douce confiance en la Vierge Marie, quand sur la route trop dure de la maladie, il lui disait :
" Maman Marie, marchez devant ! "
Enfin on connaissait son dévouement exceptionnel à tous, avec prédilection pour les plus malheureux.

Cependant en ce jour, je voudrais rendre grâce pour le don d'humanité qui l'habitait. François était humain dans le sens le plus fort et le plus délicat.

D'accès facile, son regard bienveillant provoquait aussitôt la sympathie. Naturellement la relation s'instaurait et vite devenait personnelle. Alors tout ce qui pesait sur le cœur se révélait : les soucis de santé, de famille, en bref les douloureuses fragilités de la vie. Sans moralisme, François écoutait, cherchant à aider, à soulager, à guérir même. Sa compétence médicale reconnue permettait de recevoir une quantité de recettes qu'il expliquait et notait… Sa vaste culture ne fut jamais supériorité, elle voulait mettre à l'aise et créer de l'intérêt. Son " à propos ", son humour facile ne blessaient pas, mais apportaient un décontracté heureux dans la relation. Très respectueux des convictions de chacun, il savait jusqu'où aller pour exprimer les siennes sans heurter. Cet ensemble d'équilibre et de délicatesse chez François, était le fruit de son regard incessant sur le Christ Jésus, Lui qui pour nous, voulut être semblable à nous… Ainsi " ce chemin d'humanité " devenait " chemin de Dieu " Merci François de nous l'avoir tracé. Nous le suivrons dans l'invincible Espérance de te revoir… quand Dieu essuiera toute larme de nos yeux, car la séparation et la mort, pour toujours seront abolies.

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