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LE NOUVEAU DIACRE : JEROME TRAN

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Présentation
Je m’appelle Jérôme, je suis né en 1977 à Thai Binh, au Vietnam, dans une famille chrétienne de cinq enfants dont je suis le quatrième. Je suis arrivé en France en 2002 pour suivre la formation en vue d’être prêtre. On me demande souvent, pourquoi je viens en France et si c’est difficile d’apprendre le français ?
En faisant la relecture de ma vocation, je trouve que le désir de consacrer ma vie au Seigneur m'habitait depuis mon enfance. Je me rappelle que déjà à l’âge de 12 ans, j’ai quitté ma famille pour vivre dans un presbytère qui se situait environ 60 km de chez moi ; pour être enfant de chœur et de vivre une vie de prière auprès du Seigneur. Cette démarche n’était pas simple pour moi, j’essayais de comprendre et je me posais aussi des questions: comment et pourquoi je voulais devenir prêtre ? Heureusement ma chère maman m’avait enseigné que, quand elle était enceinte de moi, elle avait eu le désir de consacrer son enfant au Seigneur. Avec mon père, ils se disaient que si c’était un garçon, ils voulaient qu’il devienne prêtre. Ma chère mère m’avait rappelé encore : « quand tu avais 12 ans, je t’avais demandé, si tu voulais être prêtre et tu avais dit oui ! ». C’est pourquoi j’ai quitté ma famille si tôt pour m’engager dans la vie consacrée au Seigneur.
En 1995 j’ai eu mon BAC, et après un temps au service de la paroisse comme catéchiste, j’ai été envoyé à Saigon pour faire les études. Je suis entré à l’école de langues étrangères où j’étudiais l’anglais
Trois ans plus tard je suis revenu dans mon diocèse pour participer au concours. Ce concours permettait de choisir les candidats pour entrer au séminaire. Car tous les deux ans, le gouvernement du Viet Nam n’acceptait que 7 jeunes pour le séminaire, alors que nous étions très nombreux (20-30 étudiants qui terminent leurs études et qui sont prêts à entrer au séminaire.) Je n’ai pas bien réussi ce concours mais la Providence a tracé un autre chemin pour moi : quelque mois après ce concours, Monseigneur Joseph Hoang Van Tiem (évêque du diocèse de Bui Chu) cherchait les candidats pour envoyer en France en vue d'une formation au prêtrise ; cette opération s’est faite en lien avec le soutien de l’association Enfant du Mékong. Apprenant cette nouvelle, je me suis présenté à Monseigneur Joseph et j’ai été bien accepté.

Je suis arrivé en France au mois d’août 2002, au séminaire de Paray le Monial pour suivre le premier cycle du séminaire qui se centre sur la philosophie en vue du ministère ordonné. En 2004 j’ai eu la joie de connaître le diocèse du Puy et Monseigneur Henri Brincard a accepté de m’aider à continuer la formation sacerdotale.
Après le premier cycle au séminaire de Paray le Monial, j’ai été envoyé au Studium de Notre Dame de Vie (au Sud de la France, Vaucluse) pour le deuxième cycle qui est centré sur la théologie.

Est-ce que c’est difficile d’apprendre et de parler le français ? Oui, c’est difficile mais c’est faisable.
Je me souviens que quand je suis arrivé en France je parlais seulement quelques mots de français. La difficulté n’est pas simplement le fait que je ne connaissais pas le vocabulaire mais encore mon accent. Pour appendre le français, cela m’a demandé beaucoup d’efforts, la volonté de communication et de concordance du temps.

diacreJ.T

Après six ans en France, je viens de recevoir le diplôme de Baccalauréat en théologie canonique et j’ai la joie d’être appelé à l’ordre consacré du diaconat par Monseigneur Henri Brincard pour le service de l’Eglise. Mon ordination diaconale a eu  lieu le samedi 4 octobre, à 10h30, en la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay.


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